mercredi 18 novembre 2009

Mode d'emploi

Pour obtenir du lait froid au petit-déjeuner, il suffit de mettre au préalable une brique de lait au réfrigérateur et la laisser reposer un certain temps.
Au moment du repas, il ne vous reste plus qu'à déloger ladite brique afin de l'ouvrir. Ayant passée plusieurs heures au frigo, au contact de l'air, elle va se recouvrir de condensation et vos doigts seront désormais traumatisés du froid à vie mouillés.
Afin de jouir pleinement du lactose bovin tant désiré, il ne vous reste plus qu'à plier une extrémité du carton et le déchirer sur les pointillés -wouaah super facile ce mode d'emploi dit comme ça !- Ne vous énervez pas dès le matin sur l'ouverture-facile-pas-du-tout-facile et filez directement à la recherche de vos ciseaux.
A présent, servez-vous.
Jusque là, tout s'est passé sans encombre et l'opération est presque terminée.
Vous n'avez plus qu'à ranger le lait dans le frigidaire et le tour est joué. Rien de plus simple donc je ne m'attarde pas à vous expliquer tous les détails futiles de cette étape.

Ce qu'il y a de magique avec une brique de lait fraîchement ouverte c'est que lorsqu'elle tombe par terre, son lait -en plus de se déverser- explose admirablement bien et se loge partout où on ne l'attend pas. Incroyable phénomène.

PS : le lait, c'est blanc. Pff !

mardi 17 novembre 2009

Allô maman bobo

Il y a quelques années, j'ai constaté que je pouvais me déboîter les épaules (en partie) sans me faire mal. Idem pour le pouce droit. Bizarre ouais, ça écoeure parfois. Simple question de laxité, je trouve ça marrant.

Il y a peu, on m'a fait remarquer à quel point c'était pas naturel que je puisse descendre ma main dans le dos jusqu'à n'en plus voir mon bras caché derrière la tête. Vous visualisez ? "Pratique quand ça gratte" effectivement. Dans un autre ordre, paraît aussi que "c'est pas très normal" non plus que ma rotule puisse partir en balade à gauche à droite quand je la touche. Pour moi, y'a jamais rien eu d'exceptionnel, ça a toujours été funky.

En janvier dernier, souvenez-vous que lors d'une chute à roller, je m'étais déplacée la rotule. Par chance, elle s'était remise en place directement et ça m'avait évité un surplus de souffrance. Qu'est-ce que ça aurait été sinon... :O

Hier, je m'occupais d'un anniversaire sur patins à glace et une petite m'a gentiment fauchée sans que je la vois arriver. Par réflexe pour retrouver l'équilibre j'ai battu des ailes comme une mouche et paf. Ce "mouvement brutal d'armé contré" comme i' disent les Doc' et ben ça fait une luxation avec une impression douloureuse (et pas que) de se déboîter l'articulation. La douleur était bien présente sur le coup mais j'ai évité d'y penser parce que j'avais quand même 8 gamins sous ma responsabilité. Mais cette nuit et aujourd'hui... *aïe*

Dans mon malheur je pense être chanceuse. Je ne sais pas si j'ai raison mais je crois pouvoir affirmer que ma laxité fait que dans le cas de ma rotule et de mon épaule, elle a permis le rétablissement de l'os direct dans l'axe (par habitude peut-être ?). Rien de grave alors (j'imagine ?) mais la douleur est bel et bien là. Reste plus qu'à espérer que ça n'empire pas parce que j'ai un taf à assurer cette semaine. :-(

lundi 16 novembre 2009

La fatigue c'est mal... ou pas

La fatigue m'épuise en ce moment. Elle m'ôte toute inspiration et m'éloigne de la concentration. Résultat : aucune mise à jour n'est à déclarer et mon blog tombe aux oubliettes. Ce qui ne constitue pas en soi un danger fatal pour la communauté nous sommes d'accord excepté si je suis à vos yeux le centre du monde mais je n'ai pas encore la prétention de considérer ma position comme telle. BREF ! Excusez mes égards de folie, mon autre moi se croit parfois tout permis. *oufhonneursaufilsontgobél'excuse*

Ma fatigue est due à un manque de sommeil certain. Je travaille quelques nuits par-ci par-là à la patinoire de Bordeaux-Mériadeck dans le montage/démontage/nettoyage de scène et salle pour des spectacles. Le fait est que je rentre en moyenne vers 5h-5h30 chez moi et qu'après la douche nocturne j'ai une pêche d'enfer. Vous imaginez bien que trouver le sommeil avec ça n'est pas des plus accessible. Dans ces moments là, ma nuit débute vers 7h pour se finir avant midi. *blasée*

Compte-tenu que mon horloge biologique se fait forcer la main de manière irrégulière, il est évident que sa réponse aux attaques soit le dérèglement pur et simple de mon organisme. Bien sûr, les actes cumulés augmentent les dégâts et les nuits où je suis libre, il m'est impossible de dormir avant 2-3h. Faut s'y faire tant pis.

En y réfléchissant, la situation actuelle est paradoxale. Alors même que j'explique mon manque de mise à jour dans le 1er paragraphe, dans ce dernier, je constate noir sur blanc (admettons blanc sur noir ici, chipotez pas) que j'ai solutionné le problème ; sujet trouvé, article pondu. D'une pierre deux coups. Pas mal ce retour en force malgré moi. :D

lundi 9 novembre 2009

Already miss U

Si 1 t-shirt et 2 sweats ne suffisent déjà pas à me réchauffer alors que seulement 5 heures se sont écoulées en son absence, qu'en sera-t'il demain et après-demain, puis tous les autres jours voire les semaines à venir ? Je crains de voir ma mine s'assombrir plus rapidement encore qu'en octobre si je ne remets pas les pieds rapidement dans la capitale.

"Bon ben voilà, je fais quoi moi maintenant ?" Ça c'est ce que je me dis après chaque départ.
C'est déprimant de sentir ses épaules retomber sans pouvoir les contrôler, de sentir son corps soupirer la désolation qu'il subit de l'éloignement, de sentir l'énergie s'évaporer dans chaque bulle de carbone qu'il rejette sans jamais en récupérer une miette, de sentir la motivation fuir à toutes jambes dès lors qu'une activité est soit imminente soit envisageable. Sans parler des glandes lacrymales qu'il faut contenir dans leurs orbites pour éviter le surplus de ridicule, cette situation est plus qu'affligeante.

Bordel ! J'arrive pluuus à rester seule ! C'est juste affreux.

jeudi 22 octobre 2009

La soumission naturelle

Est arrivé le moment où ça devient mission impossible de me brosser les dents à l'eau froide et de toucher de l'eau froide tout court. C'est ce même moment qui fait que la douche dure deux fois plus longtemps, est deux fois plus chaude ce qui contribue à aggraver la facture d'eau et d'électricité à la fin de l'année le fossé existant entre les températures localisées devant et derrière le rideau et que, par conséquent, sortir de celle-ci se transforme en tentative de record du monde de l'habillage le plus expéditif en tremblant et en claquant des chicos !

Nous sommes à la mi-octobre bien tassée et désormais le manteau est classé dans la catégorie des outils indispensables contre l'hypothermie. On réfléchit parfois même à deux fois avant de confronter sa truffe et ses coussinets sans écharpe et gants à Dame Nature.

Le stock de légumes diminue chez le primeur pendant que les particuliers s'attellent à cuisiner des p'tites soupes à savourer chaudement au coin de l'ordinateur, seule du feu en famille. On voit dangereusement apparaître des citrouilles aux visages défigurés, effrayants et qu'on aimerait pourtant bien déguster en velouté au dîner. Ce dernier se déroule à présent sous la douce lueur d'une bougie parfumée de la lumière artificielle tout comme le petit-déjeuner.

Parfois même, on constate une odeur de brûlé qui imprègne l'air ambiant. Celui qui petit-déjeune pourra croire à un vieux grille-pain encrassé en marche alors qu'en fait non, c'est juste le radiateur en rodage.

Je ne doute pas que pour vous aussi il devient difficile de résister aux chaussettes, jogging et pull au moment de s'engager dans les bras de Morphée. Vu son âge, son degré de froiditude doit avoir atteint le seuil maximal surtout s'il est proportionnel à la date de décès. Mais chose bizarre, au petit matin, on les aime ces bras ! Même un réveil programmé à sonner toutes les 3 minutes pendant 10 fois de façon répétitive ne gagne pas forcément le combat face au cocon chaud et douillet qui nous étreint.

C'est marrant dites-donc, déduction faite, j'ai comme l'impression qu'on a des signes avant-coureurs de l'hiver...
Ceci dit, quelle chance ! L'année passée, le chauffage pour ma part a démarré en septembre. Cette année, je mets un point d'honneur à ne l'utiliser qu'en cas d'extrême grand froid. Quand mes orteils tomberont par exemple, je saurai qu'il est déjà trop tard qu'il faut l'allumer sur-le-champ. :D

Et sinon, vous êtes rendus à combien de paquets de mouchoirs par jour vouuus ?

lundi 19 octobre 2009

Le hasard fait bien les choses

Cette maxime me convient à merveille aujourd'hui et pour cause ; je viens de vivre une scène qui n'avait peu voire pas de chance de se réaliser compte-tenu de la ridicule récurrence à laquelle je fais cet acte en temps normal. Jugez par vous-même...

Je m'apprêtais à rechercher un nom dans le bottin des Pages Blanches (oui oui le modèle en papier existe encore ^^), je le saisis donc prestement et l'ouvre à tout hasard pour débuter ma fouille méticuleuse... Bordeaux, lettre G. Hmm cool j'y suis.

"Et la suite alors, c'est quoi la chute !!?" me direz-vous.

Et bien, figurez-vous que c'est le regard ébahi que j'ai constaté que j'avais déniché malgré moi LA fameuse page où se situait LE fameux nom désiré. Nom pour lequel j'étais déjà préparée mentalement à chasser pendant les 5 minutes à venir car convenez-en avec moi, une recherche dans l'annuaire ça devient vite un casse-tête. Bref, si ça c'est pas incroyable, je veux bien me pendre ! oO

Cette veine ne va pas changer la face du monde j'en conçois mais je tenais à le noter simplement parce que ça a eu le mérite de me faire scotcher bêtement sur ma page et que ça ne m'arrivera vraisemblablement plus jamais.

jeudi 15 octobre 2009

Anh mais c'est bien süüüür ! Suis-je bête !

Ça m'a interloqué il y a quelques jours quand j'ai vu sur la table basse des petits déchets noirs non identifiés.

J'ai d'abord pensé à un reste d'aliment qui aurait moisi mais tout bien réfléchi c'est impossible. D'une part parce que ça fait une éternité que je n'ai pas mangé sur cette table et d'autre part, quand bien même je l'aurais fait, ma maniaquerie n'aurait pas supporté de laisser des miettes traîner. Donc, non.
Je me suis ensuite dit que ça ressemblait à des excréments de mouche. Berk. J'ai alors regardé le plafond et l'air environnant... Aucun insecte volant à l'horizon. Je peux même affirmer qu'il n'y en a quasi jamais eu en 2 ans ici. Donc, non.

Minutes après minutes, heures après heures, mon phénomène restait sans explication. Qu'il en soit ainsi et je suis passée à autre chose. Mais le lendemain... idem. *grat'grat'*

Depuis ce même laps de temps, j'ai constaté que ma petite plante verte habituellement charmante dans son habitat orange perdait bizarrement de sa vigueur et de sa beauté. Pour palier ça, je lui ai donné à boire... rien. J'ai alors songé à un manque de "vitamines" dans la terre et ai envisagé de lui administrer de l'engrais... pas encore testé.

Problème non résolu. Bref.

Et ce matin, en passant près de la fameuse plante... stupeur ! J'ai constaté les yeux écarquillés que non seulement ma plantounette chérie ne brillait plus d'éclat mais qu'en plus elle avait carrément été rongée de quelques feuilles longues, rognée de part et d'autre et que les pointillés noirs avaient réapparut de plus belle. OO

Après quelques instants d'ébahissement, je me suis approchée de ladite malade et ai compris le manège qui se tramait dans mon dos et sous mes yeux en fait, depuis un certain temps. Nichée là, sous la feuille bizarrement tordue par une force désormais connue, se tenait toute frétillante, Madame Chenille*, heureuse et insouciante.



* Madame Chenille qu'il y a quelques semaines déjà avait été mise prestement à la porte par mes soins. Trop la classe, elle a monté 2 fois l'immeuble rien que pour ma plante quand même ! Quelle alpiniste !